Publié par : B F | mai 12, 2009

Santé des dents et stress quotidien

La santé des dents passent par un bonne hygiène buccale

La santé des dents passe par une bonne hygiène buccale

La santé des dents et de la cavité buccale (la bouche) est mal traitée par nos modes de vie, et  l’obésité, le stress, le tabac et l’alcool étant les principaux facteurs de risque, ont indiqué encore dernièrement des praticiens hospitaliers et odontologistes, en préambule aux Entretiens de Garancière. A cet effet, le Dr Isabelle Bailleul-Forestier, odontologiste, a témoigné devant la presse le lien entre obésité et santé dentaire, que les produits sucrés et le grignotage favorisent l’attaque de l’émail et donc les caries (rien de nouveau en soit). L’obésité “peut” provoquer, selon les recherches récentes, des phénomènes inflammatoires et entraîner des maladies parodontales. Ces dernières touchent l’os ou la gencive autour des dents.

Chose étonnante, il apparaîtrait qu’”une personne ayant moins de 21 dents sur 32 a trois fois plus de risque d’être obèse qu’une personne ayant 21 dents ou plus”, selon la maître de conférences à Paris VII. En effet, les personnes qui manquent de dents se nourrissent d’aliments faciles à mâcher, comme les féculents ou les frites, “au détriment de pommes ou de carottes crues“. Les 35èmes Entretiens de Garancière (15-18 septembre 2009) consacreront deux demi-journées à la nutrition, l’une pour le grand public, l’autre pour les odontologistes et pédiatres. Le stress a aussi son impact notamment sur l’appareil manducateur: le bruxisme, qui consiste à serrer les dents ou les faire grincer, provoque des douleurs musculaires ou articulaires, voire de l’arthrose. Le bruxisme d’éveil lié au stress, à l’anxiété ou à la dépression, touche 5 à 25% des gens, selon le Dr Pierre Carpentier, praticien hospitalier, tandis que le bruxisme du sommeil concerne le tiers des enfants de 6 à 11 ans mais s’estompe en grandissant.

La consommation de tabac ou d’alcool a une incidence directe sur les cancers de la cavité buccale, dont le nombre diminue quand leur consommation baisse, selon le Dr Bernard Borowski, odontologiste à l’Institut Gustave Roussy. Les cancers des voies aéro-digestives supérieures (bouche, pharynx, larynx) se placent au 4ème rang chez l’homme et au 9ème chez la femme. “88% de ces cancers sont dûs au tabac ou à l’alcool“, souligne-t-il. Les Entretiens de Garancière permettront aussi d’évoquer les techniques en développement, tels que le laser pour les caries ou abcès, les implants fixés sur des racines artificielles. Ils évoqueront le rôle du dentiste dans les soucis esthétiques, qui expliquent 15 à 20% de l’ensemble des consultations. Sources AFP

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Les cheveux ne poussent pas continuellement mais selon un rythme cyclique et périodique qui peut varier selon l’individu, son âge et les saisons. Les phases de croissance (phase anagène), de régression (phase catagène) et de repos (phase télogène) se succèdent. Cette dernière phase aboutit à la mort et à la chute du cheveu, suivi d’une nouvelle pousse. Mais les aléas de la vie ne permettent pas toujours une repousse optimale.

Stress*, changement de saison, régime amaigrissant, exposition au froid et à la pollution perturbent la bonne santé des cheveux. Au-delà des capillaires qui traitent l’extérieur sans tenir compte de l’origine du problème, de nombreux actifs vous aident à retrouver une chevelure vivante.

  • La silice colloïdale est connue pour stimuler la pousse et améliorer la qualité du cheveu. On la trouve dans l’ortie et l’alfalfa et en complément phytothérapique.
  • Les vitamines B : Les vitamines B6 et B3 favorisent la synthèse de la kératine. Les vitamines B2 et B8 renforcent la résistance et l’élasticité de la kératine. La vitamine B5 stimule la pousse du cheveu en stimulant le follicule pileux.
  • La cystine et la méthionine : ces 2 acides aminés sont les principaux composants de la kératine et donc du cheveu.
  • Le zinc, le fer et le silicium participent à la synthèse de la cystine et de la méthionine.
Publié par : B F | février 27, 2009

Pourquoi les chimpanzés ne parlent pas ?

schimpanzesparlepas1Pourquoi les chimpanzés ne parlent pas et 30 autres questions sur le cerveau de l’homme

par Laurent Cohen

Pourquoi sommes-nous doués de parole alors que nos proches cousins, les singes, ne parlent pas ? Notre intelligence dépend-elle de la taille de notre cerveau ? Peut-on lire dans les pensées ? Pourquoi certaines personnes ont-elles une mémoire exceptionnelle, alors que d’autres oublient tout ? Comment se fait-il que nous ayons la même faculté de calcul que les oiseaux ? À quoi peut servir un gros cerveau ? Et un cerveau droit différent du cerveau gauche ? Quel est le mécanisme neurologique des illusions ? Et celui des hypertrophies de la mémoire ? Ou encore des fausses reconnaissances ?

Un livre très intéressant, qui peut être lu en plusieurs étapes et ne demande aucune connaissance spécifique. Sans être un pamphlet pour “monsieur tout le monde”, il apportera de nombreuses informations aux personnes désireuses de s’instruire sur les phénomènes et les avancées des neurosciences. Organisé de manière efficace, le livre de Laurent Cohen est conçu sous la forme d’un entretien auquel il répond et donne des exemples concrets de son expérience ou de l’histoire des neurosciences.

Avec talent et humour, Laurent Cohen répond aux questions que chacun d’entre nous se pose sur le cerveau et montre comment les avancées récentes des neurosciences permettent de soigner par exemple le bégaiement ou la migraine.

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Un regard aiguisé au cœur des rouages de cette incroyable machine qui fait notre humanité.

Laurent Cohen est professeur de neurologie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière-Paris-VI. Il est l’auteur de L’Homme-Thermomètre, grand succès de librairie.

Références : ISBN 978-2-7381-2221-6, janvier 2009, 145 x 220, 256 pages. (23   €)

Publié par : B F | février 27, 2009

Test de stress !

dstress-fatigueQu’est-ce que le stress et comment réduire le stress ? Pour essayer de répondre un peu à ces questions larges, et avant de prendre les bons remèdes et les bonnes solutions à votre anxiété, essayer le test de Jacques Lafleur, psychologue et Robert Béliveau, du livre “Les quatre clés de l’équilibre“, Les Éditions Logiques, 1994. Le test est disponible en ligne sur  : http://www.psychomedia.qc.ca/stress1.htm

stress-komaroff-he02-vl-verticalUn article très intéressant a été édité dernièrement sur le site Internet de Newsweek, par le Dr. Anthony L. Komaroff, professeur de médecine au Simcox-Cliffort Higby de la Harvard Medical School (HMS), et rédacteur en chef de la Harvard Health Letter.  Il parle de Walter Bradford Cannon (1871-1945) , un physiologiste américain, un des précurseur des rayons X et qui fut le premier à décrypter la réaction du “fuir ou combattre”, cet état lorsque le cerveau perçoit une menace sérieuse, et qu’il envoie des signaux chimiques et électriques qui préparent le cœur, les poumons, les vaisseaux sanguins et le système immunitaire à la bataille ou à la fuite à venir. Walter Bradford Cannon mis en évidence que dans un monde qui est le théâtre de multiples menaces physiques soudaines, cette réaction de stress aidait à la préservation de la vie, et donc la capacité reproductive, des êtres vivants.

L’article explique, qu’en dépit du rôle du stress dans certaines maladies, les médecins surévaluent le stress comme cause de maladie. La tâche du médecin est de poser un diagnostic et de trouver la cause de la maladie. Lorsque ce n’est pas possible, c’est un problème — notre problème, et qu’il semble que nous protégeons parfois notre ego en invoquant ce stress à tout bout de champ, ce qui revient à dire au patient qu’ils sont eux-mêmes responsables de leurs souffrances. Dr. Anthony L. Komaroff a vu beaucoup de patients affectés de maladies difficiles à diagnostiquer, comme la sclérose en plaque ou le lupus, et qui avant que le diagnostic ne soit posé, passent des mois, voire des années à passer d’un docteur à l’autre, comme un jeu de dame. Le plus souvent, on leur dit que “c’est le stress“. Un “diagnostic” qui permet finalement au médecin de se sentir mieux, alors que le patient reste sur l’interrogation. Il est certain que le stress peut aggraver les symptômes de la quasi-totalité des maladies. Aussi que la gestion du  stress peut apporter un soulagement. Bien que commode à invoquer, le stress n’est toutefois que rarement la seule cause des souffrances d’un patient. A réfléchir ! Et pour aller plus loin, aller faire un tour sur l’article complet de ce rapport très instructif et pertinent.

komaroff

Article original : http://www.newsweek.com/id/184155/page/1 “Walter Bradford Cannon did not strike people as someone interested in black magic. A world-famous physiologist, Cannon often wore three-piece suits in his laboratory at Harvard Medical School. He spent his life making very precise measurements of bodily functions and drawing cautious conclusions from those measurements. That’s why his colleagues were surprised by the paper that Cannon published in the American Anthropologist in 1942. In it he described well-documented examples of healthy young adults in South America, Africa, Australia, New Zealand, various islands of the South Pacific and Haiti who had been hexed by witch doctors. Once the word of their hexing was out, the victims were often abandoned by their tribe and even by their families. Within a few days, they were dead. These “voodoo deaths” just happened, without any discernable violence having been done to the victims. Black magic, it would seem. Cannon had an alternative explanation, however: he believed the victims had been scared to death.  Cannon was the first to describe the “fight or flight” reaction: when the brain perceives a serious threat, it sends chemical and electrical signals that prepare the heart, lungs, blood vessels and immune system for the battle or chase to come. Cannon pointed out that—in a world full of sudden physical threats—this stress reaction helped preserve the lives, and hence the reproductive capacity, of human beings; it thus had been fostered and preserved by evolution. In the case of the voodoo victims, however, Cannon argued that the stress reaction was harmful rather than protective. When the reaction remained activated for several days—sustained by fear and aggravated by a loss of social support—it led to a collapse of the circulation and death.[…]“

Liens vidéo du Docteur Komaroff sur le cholestérol : http://www.gather.com/viewVideo.jsp?id=11821949021867927&nav=Namespace&memberId=276494

stress-paulDes recherches menées aux Etats-Unis, viennent de révéler de nombreuses informations importantes pour l’avenir, à propos de la vulnérabilité au stress et au sujet du syndrome post-traumatique affectant des combattants ou des victimes de catastrophe. Cette annonce faite à Chicago, ouvre le chemin pour de nouvelles thérapies, affirme les chercheurs qui ont présenté leurs travaux dernièrement. Ils expliquent d’ailleurs qu’”Il y a certaines personnes qui, confrontées à un stress extrême restent étonnamment calmes et dont le profile hormonal est totalement unique“, a expliqué le Dr Deane Aikins, un psychiatre de l’Université de Yale (état du Connecticut) lors de la conférence annuelle de l’American Association for the Advancement of Science (AAAS), réunie les 14 et 15 février 2009  à Chicago.


A l’opposé de la plupart des individus vivant la même situation, leur taux d’hormone cortisol, qui augmente dans le sang en réaction au stress, était en fait d’un niveau bas chez ces sujets tandis que leurs peptides, permettant de réduire le stress, étaient élevés, a déclaré ce professeur en psychiatrie. Il présentait des résultats de recherches menées sur plusieurs groupes de militaires américains, dont certains membres des forces spéciales, utilisant des simulateurs pour les mettre dans différentes situations de stress extrême. “On a donc constaté que certaines personnes sont beaucoup plus calmes face au stress et peuvent exécuter des tâches sans problème durant ces moments où d’autres paniqueraient“, a poursuivi ce chercheur. “Nous commençons à examiner comment on pourrait prédire chez des individus ceux ayant ce profil hormonal qui permet de rester calme en toute circonstance“, a-t-il dit, et, la recherche est parvenue à un stade où elle est tentée, selon lui, de dire qu’il est possible de former les gens pour mieux résister au stress en augmentant entre autre l’hormone anti-stress DHEA, voire même par la méditation. “La question est de savoir comment on transforme par exemple des recrues de l’armée, fragile face au stress, pour les rendre plus aptes à rester calmes dans des situations stressantes de combats tout comme ceux ayant le bon profil hormonal”, a observé le Dr Aikins, aussiJe pense que c’est le Saint Graal du Pentagone actuellement”. Enfin, le Département américain de la Défense s’active aussi de faire avancer la recherche sur le syndrome post-traumatique qui a des effets plutôt dévastateurs sur les personnels combattants, et cela depuis de nombreuses décennies – comme avec les rescapés du Vietnam par exemple.

Sources : AFP & YALE

Publié par : B F | février 16, 2009

Recette anti stress !

billes1Pour évacuer le stress quotidien, je vous propose une petite recette anti-stress. Munissez-vous d’une bassine d’eau chaude (40°c environ), d’huiles essentielles de thym et de romarin (2 ou 3 gouttes de chaue dans l’eau), et ajouter une trentaine de billes en verre (celles des enfants). Plongez vos pieds dans l’eau et massez-vous avec les billes, en insistant un peu sur les points qui vous sembent douloureux. Jouez avec les billes et vos pieds pendant entre 15 et 30 minutes. Le résultat : une relaxation anti-stress, un réchauffement des pieds pour se sentir plus léger (en hiver c’est encore plus agréable), et une sensation de bien être assurée. Bien entendu, tout ceci s’accompagne d’une bonne alimentation, d’apports en vitamines (consommation de légumes et fruits au quotidien), pour une efficacité maximale !

Publié par : B F | février 14, 2009

Quelques positions de Yoga pour respirer

1_02 Le Yoga est vraiment une chose à mettre entre toutes les mains. Sensuel, sportif, intellectuel, … il touche tous les domaines. Accompagnez d’une petite musique, du style un bon raga indien ou une peu Chopin, prenez le temps de vous posez chaque jour. Ne serait-ce que 15 minutes ! Pour commencer, regardez ces exemples, que la revue japonaise Bitiki proposait dernièrement. Simples, efficaces, ils vous apporteront plus de confiance en votre corps, pour anticiper le stress de la vie quotidienne, et les petits tracas. Respectez toujours votre corps, et ne brusquez jamais les mouvements. N’oubliez pas que tout ceci doit accompagner une bonne alimentation et voire une supplémentation, en vitamines, oligoéléments, …

1_03Ce qui est important c’est d’apprendre à écouter son corps. Oui, je sais, ce c’est plus simple à dire qu’à faire. mais la volonté fait partie de la grandeur de notre petitesse. Et lorsque l’on sait la facilité de résoudre quelques élèments de ce stress quotidien que nous vivont, indirecte et directe, volontaire et involontaire, par de simples gestes …

1_04Je vous propose de toujours terminer cette sance par une mentalisation de quelque chose de beau, quelque chose qui vous plait et dont vous êtes fier, ou dont vous rêver. Aussi, n’hésitez pas à ouvrir un flacon d”huile essentielle bio (lavende par exemple), à chaque séance. Associez cette relaxation à cette odeur et vous pourrez ensuite ouvrir votre flacon dans les moments de stress ou d’anxiété. Votre esprit se souviendra du moment agréable que votre séance de ce “Yoga” de poche vous apporte. L’effet est garantie uniquement si vous le faite régulièrement, et vous verrez que votre stress, ce truc qui vous noue l’estomac ou vous irrite les humeurs, s’estompera.

Publié par : B F | février 14, 2009

Le bras magique : anti stress nocturne

l_f38e878a6fb0d7a0a27759b25b31e387 Au Japon, et en particulier dans la capitale tokyoite, le travail et la solitude font souvent bon ménage dans les couches de la société la plus moderne. Le travail, le stress, les changements sociaux, les craintes d’un avenir incertain, poussent les gens à rester seuls. Pour palier cette solitude, l’industrie nippone détient des marchés sur les gadgets anti stress, et anti solitude. Il existe d’ailleurs un DVD spoécifique aux repas, où il vous suffit de mettre un écran en face de vous, et une personne de votre choix (d’après une liste de profils) vous parlent et mange en même temps que vous. Dans cette vaguie ridicule de gadgets anti stress, et plus particulièrement “anti solitude nocturne”, voici le bras ! Non, vous ne rêvez pas ! Ce bras suffirait-il à sauver les sommeils difficiles ? Wouaw ! C’est quand même étrange ! Je vous l’accorde !   :)   Fred

Publié par : B F | février 13, 2009

Plus de superstition = moins de stress ?

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kuwabara ! kawabara !        (1)

Le phénomène peut sembler bizarre. Selon une étude publiée en 2008 par la revue Science*, les personnes superstitieuses seraient moins sensibles au stress. Elle a démontré que le fait de subir des inconvénients de façon inopinée cause une augmentation de la superstition. et selon les mêmes sources cela ferait un certain temps que le lien était suggéré, mais personne n’avait trouvé comment le vérifier.

Comme le signale l’e-encyclopédie (approximative) Wikipédia*, “le terme superstition peut avoir plusieurs sens :  Il signifiait au XIVe siècle « religion des idolâtres, culte des faux dieux » ; au XVIIIe siècle , il désignait la religion et les préjugés inexplicables par opposition à la raison. Selon ces acceptions, il peut englober avec une connotation péjorative toutes les pratiques ou croyances d’ordre religieux considérées comme sans valeur ou irrationnelles par le locuteur. Il désigne la croyance que certains actes ont toujours une conséquence positive ou négative, que certains objets, animaux ou personnes portent systématiquement bonheur ou malheur, que certains phénomènes sont des présages automatiquement suspicieux ou funestes, et ce pour des raisons que la personne superstitieuse ne saurait expliquer, ou pour des raisons considérées comme irrationnelles, non admises par la science moderne. Il y a parfois attribution d’une signification anthropocentrique et d’une intention à l’ événement aléatoire ou l’objet ; on parle alors de pensée magique. Les superstitions sont souvent d’ordre culturel, c’est-à-dire partagées à des degrés divers par le milieu social dans lequel la personne superstitieuse se trouve, et diffèrent d’une culture à l’autre. Néanmoins, il existe des superstitions purement individuelles.”

Pourquoi tant de gens sont-ils superstitieux ? Les psychologues font de nombreuses recherches sur le sujet. Il pourrait s’agir d’une manière de diminuer le stress devant des situations sur lesquelles on n’a aucun contrôle, ou alors des symptômes de problèmes dépressifs ou auditifs. D’autres avancent que la superstition engendre elle-même les preuves dont elle a besoin, parce que les gens anxieux sont plus susceptibles de faire des gaffes. On a souvent associé superstition et ignorance. Pour Jennifer Whitson, l’adage est en partie vrai. Mais plutôt que d’ignorance, la psychologue de l’Université du Texas préfère parler de «situations hors de notre contrôle». Dans une étude publiée l’automne dernier par la revue Science, elle a prouvé que subir des inconvénients de façon inopinée cause une augmentation de la superstition. «Ça fait un certain temps que le lien était suggéré, mais personne n’avait trouvé comment le vérifier», dit-elle en entrevue téléphonique. Les superstitions, comme la croyance que le vendredi 13 porte malchance, sont utiles jusqu’à un certain point, dit Mme Whitson. «Quand il nous arrive un accident ou une malchance, souvent nous ne pouvons rien y faire. C’est de la malchance, des situations indépendantes de notre volonté. Or, les choses que nous ne contrôlons pas sont extrêmement stressantes. Limiter ce stress, en attribuant des événements fortuits à un acte ou à une journée associée à la malchance, permet d’être en meilleure santé.» Par contre, quand il existe des manières de contrôler sa vie, se fier trop à la superstition est contre-productif. «Si on décide de ne pas sortir dehors un vendredi 13, on sort de la simple limitation du stress. De même, si on base ses choix de conjoints sur l’astrologie plutôt que sur ses émotions, on est perdant.» Avec son coauteur Adam Galinsky, de l’Université Northwestern à Chicago, Mme Whitson a conçu six expériences pour vérifier le lien entre superstition et contrôle. Dans l’une d’entre elles, la moitié des cobayes devaient faire des exercices insolubles, puis recevaient une évaluation sans lien avec l’exercice; par la suite, on leur présentait des images semblables à la neige à la télévision. Ils étaient beaucoup plus susceptibles de «voir» des objets cachés dans la neige que les cobayes qui avaient fait des exercices compréhensibles.

Quand la superstition mène à la malchance

593861608Un psychiatre américain a avancé en 2002 que les femmes ont 60% plus de risques de faire un accident d’auto un vendredi 13 parce qu’elles sont nerveuses parce que superstitieuses. Depuis, un autre chercheur a refait son analyse avec des données finlandaises et n’a pas trouvé d’augmentation des risques. Mais d’autres chercheurs ont tenté de vérifier dans d’autres domaines si la croyance en la malchance du vendredi 13 est due à l’anxiété que crée cette superstition. Le lien ne tient pas pour ce qui est des hémorragies suivant une amygdalectomie, mais les sportifs semblent connaître réellement plus de mauvaises performances quand ils ont l’impression d’être malchanceux à cause du jour du calendrier, ou parce qu’ils ont croisé un chat noir.

Hallucinations auditives Les gens qui ont une ouïe très fine sont plus susceptibles de croire à la magie et à la malchance, selon une étude française publiée en novembre dans la revue médicale Cortex. Les chercheurs du CNRS avancent que les gens qui entendent parfois des sons que personne d’autre ne perçoit peuvent être sans s’en rendre compte poussés vers la superstition.

La dépression porte malchance Les dépressifs sont plus susceptibles de croire à la chance et au vendredi 13, selon un nombre grandissant d’études. L’an dernier, des psychologues suédois ont découvert que les gens qui aiment les jeux de hasard ont plus de risques de dépression et ont plus fréquemment des croyances irrationnelles. Le jeu compulsif est justement un problème de perception erronée liée au fait que l’on peut «contrôler» des jeux de hasard. (Sources: Cyberpresse & Medline)

  • (1) Au Japon, ce sont les mots que vous devez prononcer pour éviter que la foudre ne s’abatte sur vous. Le mot “kuwabara” n’a pas de signification particulière, mais son origine viendrait du fait que le dieu du tonnerre n’aime pas le mûrier, qui se dit “kuwa”. Le terme “bara” signifiant champ, on pourrait traduire ça par “champ de mûrier ! champ de mûrier !”.

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